médecine tibétaine

Publié le par FLOZEN

le site  de sowa rigpa  est très riche sur l'histoire de la médecine tibétaine  ;on peut y visonner un diaporama avec de magnifiques thangkas médicaux

Le système médical tibétain est l'un des plus anciens connus à ce jour. Il fait partie intégrante de la culture tibétaine et a évolué au cours des siècles avec la civilisation du Pays des Neiges, en s'inspirant des savoirs d'autres contrées comme l'Inde, la Chine, la Perse, le Turkistan, le Népal, etc...

A l'origine de la médecine tibétaine, le Toit du Monde était influencé par le système indigène Bön (ou chamanisme). Puis le Bouddha Shakyamouni est apparu et a donné notamment un enseignement sur « les méthodes pour guérir complètement les maladies ».

En médecine tibétaine, le corps, la parole, le mental et l'esprit sont liés. De même, l'astrologie en relation avec la médecine fait le lien entre le microcosme et le macrocosme. Les remèdes tibétains sont autant physiques (pilules, massages, acupuncture) que psychiques et spirituels. Toutes les dimensions de l'Humain sont prises en considération.

Les remèdes spirituels et psychiques proviennent des enseignements de Bouddha qui aident à se libérer totalement de la souffrance.

Comment la connaissance médicale tibétaine peut-elle être si riche et si complète, et s'inspirer de savoirs aussi variés que ceux de l'Inde, de la Chine ou de la Perse? Remontons au 4ème siècle après JC. A cette époque, les physiciens Indiens Biji Gaje et Bilha Gaje, après avoir étudié la médecine au Pakistan, ont voyagé en Inde, Chine, Népal et Turkistan de l'Est avant de visiter le Tibet et d'y propager leurs savoirs.

Plus tard, au 7ème siècle, le roi Songtsen Gampo a invité des médecins tibétains venant de Perse, d'Inde, de Grèce, de Chine et du Tibet à un partage et une mise en commun des connaissances. De la même manière, un siècle plus tard, le roi Trisong Deutsen a organisé au monastère de Samye une conférence médicale avec des physiciens de l'Inde, de la Chine, de la Perse, du Turkistan de l'Est, du Népal et du Tibet.

Par la suite, le Tibet eut de nombreux excellents médecins tels que Yuthog Yonten Gonpo l'Ancien, considéré par tous comme une émanation du Bouddha de Médecine tant son savoir était vaste à un âge précoce. Il compléta ses connaissances en Inde et en Chine et écrivit le rGyud bZhi, rédigé plus tard à nouveau par Yuthog Yonten Gonpo le Jeune en la version actuelle que les étudiants apprennent au collège médical. Puis Rinchen Sangpo ramena de précieuses connaissances du Cachemire et les traduisit en tibétain.

Sous la guidance du régent Sangye Gyatso au 17ème siècle, 79 thangkas médicaux (planches d'illustrations médicinales) furent créés. Le rGyud bZhi fut édité et publié, et le Chakpori – collège médical – fut construit à Lhassa. Avec l'invasion du Tibet par la Chine en 1959, plus de 6000 monastères furent détruits, dont le Chakpori, et une multitude de textes précieux furent brûlés. Le Dalaï Lama, chef politique et spirituel du Tibet, s'exila en Inde et recréa de nombreuses institutions, dont le Men-Tsee-Khang, collège médical, à Dharamsala, pour la sauvegarde de la culture tibétaine.

 
le Bouddha de médecine(Sangyé Menla en tibétain) est l'un des principaux bouddhas dans le Mahàyàna. L'idée que le Bouddha guérit les maux existe dès les débuts du bouddhisme. Dans les sùtra, le Bouddha est souvent considéré comme le médecin, le disciple comme le malade, le Dharma comme le remède, sa mise en pratique comme la prise du remède et l'atteinte du nirvàna comme la guérison définitive de tous les maux du sarpsâra, y compris les maladies.

Les quatre nobles vérités elles-mêmes se présentent comme:

1. Le diagnostic de la souffrance.
2. L'étiologie.
3. Le remède.
4. Son mode d'application.

C'est dans le Mahâyàna qu'apparaît une manifestation du Bouddha spécialement envisagée comme étant le maître thérapeute. Il est question, dans le Sùtra du lotus, du bodhisattva Bhaisajyarâja, roi de la médecine dont l'enseignement soigne les êtres, et du bodhisattva Bhaisajyasa mudgata, "le Médecin suprême", mais c'est dans le Bhaisajyagurusùtra ( que le Bouddha de médecine apparaît comme un bouddha dont le voeu originel comprend douze volets, l'un des principaux étant celui de guérir les êtres de tous leurs maux.

le bouddha de médecine est spécialisé dans les guérisons matérielles et spirituelles et la protection contre les calamités. Son nom complet est Bhaişajyaguruvaidūryaprabha, « Maître guérisseur de la lumière de lapis lazulli

mantra ( prononciation en "tibétain")
Tayata, Om, bekandzeh, bekandzeh maha-bekandzeh, radza samungateh. Soha

ce mantra est considéré comme ayant une grande force contre les maladies physiques ou pour purifier un karma négatif.

 

 

Publié dans Népal-Tibet

Commenter cet article